Lilly Bulle, Ivy Hipsylon, une virée en Impérial et le début des vieilles pies

Enfin elles sont là mes vieilles pies! Aujourd’hui je lance ma rubrique consacrée aux VIP des Georges, mes invités de la semaine, les privilégiés, des personnalités romandes qui m’accompagneront tout au long du festival pour une visite insolite de la ville, un apéro et une soirée aux Georges. Avec certains partenaires, des bars, les stands je vais soigner mes protégés et leur donner envie je l’espère de revenir très vite.

Pour le lancement du festival, ce sont deux des danseuses burlesques les plus présentes sur la scène suisse et internationale. Lilly Bulle, psychothérapeute dans la vraie vie, performeuse et productrice quand il y a des paillettes et Ivy Hipsylon, corsetière au civil et dresseuse de feu quand les lumières se tamisent.

Je les attends à la gare de Fribourg en fin d’après-midi, elles sont magnifiques, habillées comme des pin-up sur le flan d’un bombardier de la deuxième guerre mondiale, elles posent dès que je sors mon iphone pour une photo et elle le font très bien.

Nous marchons vers le funiculaire, je me rappelle à peu près comment prendre un billet et nous embarquons à l’avant. Il fait chaud, Ivy sort son éventail, le décor colle parfaitement à mes deux pies.

A notre arrivée en vieille ville, les filles lancent des oooh, des aaaah à la vue de la magnifique voiture vintage, une Imperial rouge des années 50 qui nous attend. Denis notre chauffeur du jour nous attend à l’ombre d’un arbre, il bondit en voyant les filles et vient nous saluer. Nous montons, moi à l’arrière, les filles à l’avant puisque la voiture dispose de trois places. Denis, c’est le génialissime propriétaire du Deni’s Diner de Pensier.

Véritable repère à motards et passionnés de belles cylindrées, Denis a ouvert cette année le restaurant de ses rêves et il ne désemplit pas depuis. Fidèle au modèle américain, la déco est soignée, les tables ornées de ketchup et de moutarde dans des bouteilles en plastiques rangées près des portes serviettes, on s’attend à vivre la scène d’ouverture de Pulp Fiction avec les deux amants gangsters qui cambriolent un diner. Tout y est, le juke box, les motos et les vieilles voitures parquées devant, les serveuses en robes à pois et le sol en damier. On y sert des hamburgers confectionnés avec de la viande locale, du bison d’avenches même, et les pommes de terre sont apportées directement au restaurant par le voisin avant d’être pelée, coupées et transformées en frites.

On se commande des milk shakes et on papote. Lilly tient une revue au Lido de Lausanne, elle y produit des spectacles et donne des cours de danse. De son vraie nom Julie, elle travaille comme psychothérapeute et est maman d’une petite fille d’un an. Et puis il y a Ivy, de son vrai nom Hulya, une jeune corsetière fribourgeoise et ancienne élève de Julie qui lui fait désormais ses costumes de scène. Parce que c’est un peu la règle dans le burlesque, il y a une espèce de fierté à confectionner ou à dessiner soi-même son costume de scène. Les filles sont complices, elles me racontent leurs soirées, le monde du burlesque, les jalousies, la difficulté de vivre de ça. Pas simple de s’effeuiller, mais elles assument. Elles sont féminines et le revendiquent. Ivy me raconte que personne ne la remarque quand elle n’est pas maquillée, mais elle aime qu’on lui fasse un compliment une fois métamorphosée. Lilly, elle, n’a pas hésité à danser enceinte, son corps change, mais pas elle et elle n’a aucun problème à montrer ce ventre que beaucoup cherchent à cacher.

Nos milk-shakes terminés, nous reprenons la route vers la place Python. Denis est charmant, il nous raconte qu’il a trouvé sa voiture en France et il est fier d’affirmer qu’il n’y en a que trois comme celle-là en Europe!

Une équipe de tournage nous attend à notre arrivée, VIP oblige, les filles répondent à quelques questions et nous nous dirigeons vers les backstage pour nous réhydrater avant de nous diriger vers le camion de radio fribourg pour une interview en direct à réécouter ici.

Après une pause bien méritée, nous nous redirigeons vers la foule devenue dense du festival et nous frayons un passage vers le stand de Cynthia. La chanteuse du groupe fribourgeois Jim the Barber passionnée de cuisine tient depuis l’année passée un stand de hot-dogs. Mais attention, pas le hot-dog à un franc façon géant suédois, le vrai hot-dog que l’on peut trouver au coin d’une rue de Manhattan, garnie de choucroute ou de rucola. Les filles se ruent sur un double-trouble, je me tâte et me décide enfin pour un Mr. Bean, mon mari n’aura qu’à se boucher le nez ce soir.

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C’est moi ou cette photo est un peu cochonne?

On se rince l’oeil avec le concert des Duck Duck Grey Duck, toutes plus ou moins d’accord que les beaux cheveux frisés de Robin le chanteur mériteraient qu’on y passe les doigts. Le festival est lancé, les filles sont heureuses et profitent de leur soirée. A venir, le rockabilly mexicain des Puta Madre Brothers, on se réjouit.

Demain, j’accueillerai Frank Matter, la voix la plus suave de couleur3, fils naturel de Frank Drebin, Jacques Villeret et Mimie Mathy, si tout va bien, il devrait arriver en maillot de bain. Vive les Georges!

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